Des volontaires du centre EPIDE de Doullens ont visité pendant une journée plusieurs lieux de mémoire liés à la Bataille de la Somme. Des visites très marquantes pour ces jeunes.
Les volontaires du centre EPIDE de Doullens le 13 septembre 2018
100 ans. L’année 2018 marque le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale et la signature de l’armistice du 11 novembre 1918. Pour entretenir ce devoir de mémoire, les volontaires du centre EPIDE de Doullens se sont rendus, le 13 septembre dernier, près de la ville d’Albert, dans le département de la Somme, afin de visiter plusieurs lieux de mémoire, témoins des affrontements meurtriers qui s’y sont déroulés.
La première étape de cette journée s‘est tenue sur le parvis de la basilique Notre-Dame de Brebières à Albert. Les volontaires ont découvert sur celui-ci les statues rendant hommage aux soldats alliés. Les jeunes ont ensuite repris la route vers un autre lieu de mémoire, près du village de Boisselle, le « Trou de mine de La Boisselle » ou Lochnagar Crater. Ce cratère, de 90 mètres sur 20 mètres de profondeur, a été le théâtre d’une explosion gigantesque, coûtant la vie à 1157 soldats et marquant le début de l’offensive de la Bataille de la Somme le 1er juillet 1916.
Des visites marquantes pour les volontaires
De nombreux panneaux et témoignages présents sur le site permettent aux visiteurs de prendre conscience du calvaire subi par les hommes au front, mais aussi de l’atrocité de la guerre. Les volontaires ont ainsi appris, grâce aux plaques commémoratives qui ornent le pourtour du cratère, que le plus jeune soldat mort en ces lieux était un Britannique alors âgé de seulement 16 ans. Pour Aymeric, volontaire au centre EPIDE de Doullens, cette visite était très marquante : « J’ai ressenti beaucoup d’émotions en visitant ces lieux, et en voyant l’âge des soldats qui sont morts durant la Grande guerre ».
L’après-midi s’est finalement terminée par la visite du mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel. En ce lieu, 780 hommes, venus de l’autre côté de l’Atlantique, de Terre-Neuve (Canada), lancèrent l’assaut le matin du 1er juillet 1916 et se trouvèrent pris sous le feu des mitrailleuses allemandes. Seuls 96 d’entre eux survécurent à cet épisode meurtrier.
Dans ce parc commémoratif, les volontaires ont ainsi arpenté les tranchées aménagées de façon pédagogique, traversé les cimetières militaires et visité le musée construit en l’honneur des soldats terre-neuviens. Une visite, également très prégnante pour ces jeunes, comme Anne, elle aussi volontaire à Doullens : « Ce n’est pas la même chose sur les photos et quand on se rend sur place. Ici, on se rend compte des pertes terribles ».
Des jeunes, acteurs de leur avenir
