« Votre capacité d’agir, à bon escient, au bon moment, a permis de sauver une vie ». C’est en ces termes que le maire de Guingamp, Philippe Le Goff, a résumé la remarquable action d’Akim et Drissa. En juillet, les deux volontaires du centre EPIDE de Lanrodec ont aidé à sauver la vie d’une dame de 62 ans. Si la communauté retiendra leur geste et leur sang-froid, ils doivent désormais reprendre le fil de leur parcours à l’EPIDE.
« Au-delà de votre formation, aussi poussée soit-elle, il y a une qualité humaine, du sang-froid et la capacité de gérer l’imprévu. Vous pouvez être fiers de ce que vous avez donné », les mots du maire de Guingamp, Philippe Le Goff, sont simples et justes. À l’image des gestes faits par Akim et Drissa rue Saint-Nicolas un après-midi de juillet. Une femme s’effondre. Son cœur ne bat plus. Ils prodiguent les premiers secours en attendant les pompiers ce qui permet à ses derniers de prendre le relais et de la sauver.
« À travers ma présence, je veux vous donner toute ma considération », déclare Monsieur le Maire qui a souhaité célébrer cette action en remettant un certificat de compétences de citoyen de sécurité civile, soit le PSC1. C’est toute l’EPIDE qui salue l’attitude des deux volontaires, présents depuis janvier au centre de Lanrodec (22).
Il reste du chemin pour voir leurs projets professionnels aboutir
Ils peuvent être fiers de leur réaction et de la maîtrise des gestes de secourisme, formation qui fait partie du parcours de volontaires ; ils peuvent être fiers d’avoir pris la décision de rejoindre l’EPIDE pour répondre aux difficultés rencontrées en chemin, et enfin, ils peuvent être fiers des efforts déjà accomplis. Il reste encore de la route pour voir leurs projets professionnels aboutir mais les premiers gestes sont visiblement les bons !
Akim et Drissa sont calmes et déterminés. Tout ce qu’il s’est passé depuis quelques mois : découvrir une nouvelle région, un nouveau mode de vie à l’EPIDE, le confinement et enfin cet événement repris par la presse locale ! Tout cela ne change rien au cap fixé : d’abord trouver un travail. Avec aplomb, ils ont enchaîné plusieurs interviews en une semaine avec la presse (Le Télégramme, L’Echo d’Argoat et Ouest-France) tout en continuant leurs démarches. Ces qualités seront appréciées par leurs futurs employeurs.

« J’étais fait pour l’EPIDE »
À leur retour dans le centre, ils reprendront chacun le rythme de l’établissement. Akim ne le cache pas, il s’y sent bien. « J’étais fait pour l’EPIDE », avoue-t-il simplement sans oublier les obstacles sur le passage. Et il sait désormais qu’il y a de multiples façons de s’y épanouir. Musicien, Akim a aussi fait partager son goût pour la percussion lors d’un concert organisé par les agents. La vie va donc reprendre son cours. Arrivés en janvier, ils ont encore beaucoup à apprendre à l’EPIDE.
Leur projet professionnel peut encore changer. Au stade de leur intégration au centre de l’EPIDE, les idées sont là mais rien n’est fixé. Drissa souhaitait s’orienter vers un emploi dans le maraîchage et Akim vers un poste d’agent de sécurité. Mais il est encore trop tôt. Leur rencontre avec les Sapeurs-Pompiers, leur nouveau certificat PSC1, et tant d’autres aventures qui les attendent à Lanrodec peuvent encore changer la donne.
Akim et Drissa ont suffisamment de qualités pour trouver leur voie. À Guingamp, Monsieur le Maire ne disait pas autre chose : « Votre capacité d’agir, à bon escient, au bon moment, a permis de sauver une vie. Votre formation vous permet, demain, d’aborder votre vie civile et de le faire avec du sens. »
Des jeunes, acteurs de leur avenir

