Des jeunes, acteurs de leur avenir

A Bordeaux, les volontaires développent leurs capacités relationnelles par la médiation du cheval

Le centre EPIDE de Bordeaux a participé à une première journée de médiation par le cheval. Objectif, pour les volontaires : développer leur confiance en soi et leurs compétences. Un atelier original qui a fortement plu aux jeunes, et même créé des vocations.

Développer la communication et les capacités relationnelles par la médiation avec le cheval. C’est l’objectif affiché de l’activité à laquelle a participé un groupe de volontaires du centre EPIDE de Bordeaux. Une journée originale passée avec l’association Tolt Autrement à Lignan-de-Bordeaux.

Cette dernière propose ainsi des rencontres entre ses vingt-trois chevaux, en majorité des Islandais, vivant en liberté dans les prés, et divers publics. Pour les volontaires, c’est souvent une première expérience en contact avec cet animal. « Nous avons choisi nos chevaux : Justine, Vidrir, Nafar, Kella et Lotta. Après un premier contact par le brossage et le curetage des sabots, nous avons appris à les guider par l’observation et l’écoute de leur comportement » explique Julia, volontaire au centre EPIDE de Bordeaux.

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Un atelier pour améliorer la confiance en soi…

Une expérience bénéfique, puisque « la relation entre l’homme et le cheval est transposable au monde professionnel » explique Bernadette Loupias, formatrice d’enseignement général au centre EPIDE de Bordeaux. Cette rencontre est aussi un moment qui « offre un espace de bienveillance » et qui permet « d’affiner sa communication et de développer ses qualités relationnelles » explique Cathy Legendre, présidente de l’association Tolt Autrement. Parmi ces qualités, l’observation, l’écoute, ou encore la précision du message verbal et non-verbal sont développés pendant ces ateliers.

Cette relation permet enfin aux participants de trouver un équilibre entre raison et émotion. « Au cours de la journée, j’ai été de plus en plus en confiance et en complicité avec le cheval » note Julia. Une situation partagée par d’autres volontaires : « J’ai passé un cap dans la confiance », « avec le cheval, j’ai fait confiance ». Pour faciliter cette prise de confiance en soi, « chaque participant est acteur de son atelier, grâce à ses idées, sa créativité, son inventivité » détaille Cathy Legendre.

… mais aussi pour découvrir de nouveaux métiers

Au programme de la journée, présentation de la perception chez le cheval et la communication entre les chevaux d’un même groupe, quizz, prise en main du cheval, exercice de perception et improvisation en musique, exercice en duo les yeux bandés, débat, exercice d’observation ou encore jeu de labyrinthe en liberté avec le cheval.

Une journée qui a même fait naître quelques vocations. « Je me suis intéressée au métier de palefrenier soigneur d’équidés. La palefrenière m’a expliqué qu’elle devait chaque jour nourrir les chevaux, ramasser le crottin dans les prés, les soigner et les faire travailler pour qu’ils apprennent à surmonter leurs peurs et à être en confiance avec nous » explique Julia. « Je souhaiterais maintenant faire un stage pour mieux connaître ce métier de palefrenière » conclut-elle.